Awaking Beauty

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Cent-vingt ans. Un siècle et deux décennies. Cela faisait tout ce gros paquet de générations potentielles qui auraient pu vivre et mourir sur Terre (si seulement elles avaient pu continuer à naître…) que Daniel attendait ce moment. Cela lui avait semblé durer une éternité et à vrai dire c’en était une : même si les phases d’hibernation ont fait passé certaines années en un battement de cil jamais les journées ne lui avaient jamais paru aussi longues que durant ces longs mois de traversée, en tête à tête avec les mêmes personnes, cerné de toute part par des robots, des gens endormis, et… et des lits vides. Trop de lits vides. Trop de vies gâchées. Ils lui foutaient les boules à chaque fois qu’il les voyait, béants, flambants neufs, inutiles, accusateurs. La Terre était condamnée à plus ou moins court terme (il avait fini par avaler l’amère vérité tout au long des maintenances), mais ils auraient pu charger la barque – avec qui ? avec n’importe qui, le balayeur du coin, un gratte-papier égaré, même un politicien véreux ou le clodo qui dormait sous le pont trois rues plus loin, ça lui était égal : tout plutôt que ce néant, cet échec qui lui brûlait la rétine, ces fantômes inconnus qui hantaient ses nuits de sommeil naturel. Que cet appel d’air ait facilité le sauvetage de sa femme Norah ne représentait qu’une maigre consolation – quelque part ça ajoutait même à sa culpabilité de ne pas avoir pu faire la démarche pour plus de monde.

À son grand soulagement cette période sombre était sur le point de prendre fin. Il n’aurait plus à se morfondre, ou alors il ne le ferait plus seul. Il n’aurait plus à contempler ce damier infâme de capsules habitées ou vacantes – elles seraient tous vides, mais l’Avalon lui grouillerait de quelques deux mille huit cents âmes qui en chasseraient les fantômes. Surtout la vie reprendrait pour Norah, Norah et leur enfant, une petite graine de vie pour un monde nouveau. Rasé de près, son uniforme de pilote bien lissé, Daniel s’était posté bien droit devant les capsules dont il avait la charge. Les T, comme Tran Thi Ahn. C’était la place que Norah avait « volé » à la mort. Il s’était souvent recueilli auprès d’elle, sa beauté endormie, son bagage le plus précieux, il se doutait que certains au sein de l’équipage ne voyaient pas cette attitude d’un très bon œil mais ça lui était égal. Il l’aimait, elle l’aimait, ils étaient ensemble, c’était tout ce qui comptait.

De la même façon il savait comment il était censé se comporter : en professionnel. Attendre le réveil des personnes dont il avait la charge. Les orienter, leur parler, être le roc sur lequel ils pourront reprendre pied après 120 années dont ils ont à peine eu conscience, comme s’ils avaient fermé les yeux un jour pour se téléporter instantanément dans un futur lointain. Ils seraient désorientés, vaseux. Ils avaient besoin d’un guide fiable pour accompagner leurs premiers pas. Pourtant à l’instant même où la capsule libellé « Tran Thi Ahn » s’ouvrit, où sa Norah glissait péniblement ses jambes engourdies vers le sol, il n’y tint plus : il se précipita vers elle à grandes enjambées pour la soulever et la prendre dans ses bras.

« Tu peux pas imaginer combien de temps j’ai attendu ce moment ! »

Il redéposa ensuite au sol et prit un peu de recul pour admirer son doux minois, la couver d’un regard amoureux. Ses yeux brillaient, comme sur le point de pleurer. Pour cette demi-seconde au moins il voulait faire comme s’ils étaient seuls au monde. Le devoir prendrait bien assez vite le pas quand elle serait prête à marcher.

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Dim 31 Déc 2017 - 14:08
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« Bienvenue Miss Tran, prenez votre temps… ». Bien sûre ce n’était pas son nom, elle avait pris la place d’une scientifique absente, il y avait eu tant d’absent, elle s’en souvenait, elle n’avait pas volé la place d’une autre. Les yeux toujours fermés et l’esprit embrumé elle tentait de mettre de l’ordre dans ses idées. Elle entendait des voix plus courageuse d’elle et prêt à se lever à peine réveillée. Elle ouvrit les yeux et la lumière l’aveugla, sa main glissa sur son ventre pour vérifier que tout allait bien, bébé aussi semblait paresseux, il n’était pas encore réveillé, du moins c’était ce qu’elle disait pour se rassurer. L’hibernation était un processus au point, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, vraiment aucune. Doucement elle bougea ses orteils. « N’hésitez pas à boire un grand verre d’eau… ». En effet sa gorge était des plus sèches, il était temps de se redresser. Elle se redressa donc et à peine tenta-t-elle de passer ses jambes au dehors du lit, que Daniel comme une tempête l’attrapa pour la soulever et la serrer contre lui.

- Daniel…

Les idées se remettaient en place, oui bien sûre qu’il était réveillé il faisait partie de l’équipage, elle le fixa, remarquant une ou deux ridules nouvelles, mais malgré ça il était toujours magnifique, beaucoup trop pour elle. Il la reposa et elle s’appuya sur lui les jambes pas très solide, elle glissa une main sur son visage. Il avait les yeux humides.

- Je peux t’embrasser ?

4 ans s’était passé pour lui…  Une sorte d’éternité qu’il avait passé avec une trentaine de personne, elle ne voulait pas se montrer présomptueuse de ses sentiments. Tout allait être nouveau pour eux, elle n’aurait plus à jouer la comédie, tout était à reconstruire en réalité, mais ça il ne le savait pas encore.

- J’ai soif.

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Dim 31 Déc 2017 - 14:36
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« Oh non par pitié, surtout pas de baiser ! rit-il gaiement en prenant délicatement ses lèvres entre les siennes. Elle goûtait encore un peu le liquide infâme qui servait à la mise en stase, mais cela lui était égal. Tu m’as manquée. Tu m’as tellement manquée ! »

Avec précaution il l’aida à se rasseoir sur le rebord de la capsule et lui tendit le gobelet qui lui était assigné. Une main possessive posée sur son épaule, il se força enfin à détacher son regard de la jeune femme pour regarder comment les autres passagers s’en sortaient. Certains parmi les plus dégourdis l’avaient déjà repéré et le regardait en souriant, une femme d’âge mûr lui fit même un clin d’œil. Cette marque d’empathie le glaça et d’un seul coup son visage s’assombrit. Ces gens ne savaient encore rien, ils regardaient probablement leurs touchantes retrouvailles en pensant à leurs proches qui suivaient à quelques mois-lumière d’intervalle, sans savoir qu’il était déjà trop tard pour eux. Leur imposer son bonheur lui semblait d’un seul coup la pire idée qu’il n’ait jamais eu. Cet élan expansif n’était pas digne de la gravité de la situation.

« Prends ton temps, murmura-t-il encore tendrement en posant son front contre celui de sa bien-aimée, avant de se relever pour commencer sa tournée d’inspection : Mon nom est Daniel Breckman, je suis membre du personnel de bord et assistant en pilotage sur l’Avalon. Nous sommes toujours en route vers Arion, à peu près 60 années-lumière de notre point de départ et à quatre mois de notre destination. Je vous accompagnerai pour vos premiers pas à bord. Comme vous l’a déjà dit l’IA si vous vous sentez désorientés c’est normal, les effets secondaires peuvent inclure nausée, trouble de la vision, trouble de l’équilibre, et un tas d’autres trucs pas très drôles mais pas très graves non plus. Prenez votre temps et ne vous forcez à rien tant que vous ne vous en sentez pas capables. Des douches soniques sont disponibles ici et là pour ceux qui souhaitent se rafraîchir, je vous demanderais par contre de ne pas vous éloigner ni de consulter les terminaux avant mon signal. Je reste à votre disposition pour toute question, le temps que chacun reprenne ses esprits. Si l’un ou l’autre symptôme persiste d’ici quelques minutes avertissez-moi immédiatement, nous avons plusieurs médecins de garde qui pourront vous prendre en charge si nécessaire. »

Il avait commencé à se balader parmi les capsules, portant la voix, prenant le temps de capter le regard de chaque passager pour se faire une première idée de leur situation respective. Tous au moins avaient l’air d’émerger plus ou moins péniblement, ce qui était déjà bon signe que le processus d’hibernation avait fonctionné correctement pour tous. Il répondit encore à quelques questions pratiques, éluda soigneusement celles sur les nouvelles des autres nefs ou s’il savait si telle personne avait pu embarquer et dut hausser le ton contre certains qui cherchaient à consulter le terminal avant que tout le monde soit prêt. Cette interdiction ne faisait pas forcément partie de la procédure décidée à la base, mais cela lui semblait indispensable pour garder le contrôle de la situation. Il ne fallait pas, il ne fallait surtout pas que ces gens apprennent le drame chacun dans son coin, sur un écran d’ordinateur. Trop de membres de l’équipage l’avaient vécu, c’était cruel, beaucoup trop cruel. Il lui fallait l’annoncer en personne, dans de bonnes conditions, quand tout le monde serait bien éveillé.

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Dim 31 Déc 2017 - 18:57
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Daniel toujours lui-même la taquina, avant de finalement l’embrasser avec envie, cela lui fila des papillons au ventre accompagnée d’une rougeur aux joues quand il appuya à quel point elle lui avait manqué. Si elle était tiraillée par le doute, lui semblait certain de ses sentiments, elle avait même l’impression que ses sentiments c’étaient renforcés durant son hibernation. C’était rassurant et en même temps terriblement déstabilisant. Elle avait l’impression d’être traitée comme une princesse et elle n’avait pas l’impression de le mériter. Avant  la maladie de son père elle n’était absolument pas comme ça, elle était même une sacrée petite briseuse de cœur. Front comme front elle avait le souffle coupé. Une dernière parole et il partit jouer son rôle. Elle but son verre d’eau, elle avait tellement soif.

Norah préférait rester assise, car elle avait l’impression d’avoir des jambes en coton. Elle fixa tous les autres, elle était si chanceuse, son époux était là et elle n’avait qu’un être à pleurer : son oncle. Son oncle lui avait dit de vivre sa vie sans plus jamais regarder en arrière, mais elle ne pouvait pas faire ça. Elle avait fui ses dettes, Daniel avait certes fait don de ses économies, mais il était tellement loin de savoir. Son oncle était à présent mort, mais il avait fini sa vie à tenter de rembourser tous les prêts qu’elle avait. Sa seule consolation et qu’il n’avait pas d’enfant, pas de dette à transmettre, c’était fini. Elle sentit les larmes couler sur ses joues et elle les essuya avec sa manche. C’était la deuxième fois qu’elle pleurait pour son oncle, la première fois elle avait épongé ses larmes avec ses draps. Là elle était nettement plus entourée.

Elle n’aimait pas qu’on la voit pleurer, elle avait trop de fierté, elle essuya tout et serra les dents. Pour l’instant elle devait partager son époux, elle le regardait remplir sa tâche. Elle voulait voir un médecin, mais pas pour elle, pour son enfant. Norah savait que ses craintes étaient irrationnelles, mais elles étaient là. Elle attendait néanmoins sagement, elle se sentait relativement bien, pas de nausée, de trouble de la vision et même ses jambes allaient mieux. Norah se leva et décida de prendre une douche sonique. C’était très nouveau pour elle et elle dû demander l’aide d’une voisine. A la sortie une nouvelle tenue unisexe les attendait, l’autre partant vraisemblablement au nettoyage.

Elle revint dans la salle principale et elle n’osait déranger son mari. L’idée d’engager une conversation la terrifiait aussi, elle était une intruse opportuniste ici. Elle restait donc dans son coin appuyée contre une paroi pendant que des groupes se formaient. Certain se connaissait déjà, ce n’était guère étonnant tous étaient des spécialistes de renommées parfois mondiale, certain visage ne lui étaient pas inconnus. Elle fixa Daniel, peut-être trop intensément, mais elle ne s’en rendait pas compte.

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Lun 1 Jan 2018 - 3:49
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Sa première impression était bonne : le processus d’hibernation s’était déroulé sans dommage pour tout le monde et peu à peu les lits se vidaient pour laisser place à des brouhahas de conversation. Il se pinça les lèvres en songeant au moment fatidique qui approchait dangereusement, sans quoi certains risquaient bientôt de s’enhardir et de se passer d’encadrement pour les premiers pas à bord. Mentalement il se mit à compter rapidement les têtes pour s’assurer qu’ils étaient au complet, et ce faisant il repéra en même temps Norah qui l’observait d’un air attentif. Il se força à lui sourire, mais il se sentait plutôt déchiré de l’intérieur : il avait tant de choses à lui dire, mais tant de choses qui devaient attendre. Il aurait aimé être seul au monde pour pouvoir lui consacrer le temps qu’il fallait – mais hélas, il ne l’était pas. Doucement il s’approcha d’elle pour lui prendre les mains, dans une mine d’excuse :

« Ce ne sera pas très long, lui promit-il, mais les gens… ils vont avoir beaucoup de questions. Après je veux dire. Tu comprendras. Ne m’attends pas s’il te plaît, va dans ta chambre, installe-toi confortablement, j’irai t’y retrouver dès que je le pourrai. Je te le promets, d’accord ? (Il lui adressa encore un sourire tendre, puis lui libéra les mains pour lever la sienne et attirer l’attention de tous,) Si tout le monde est prêt veuillez me suivre. »

De grands gestes il indiqua à tous ces gens une salle adjacente, qu’ils devaient reconnaître car c’était là qu’on leur avait administré la plupart des produits préparatoires à l’hibernation. Le matériel médical avait pour l’occasion été écarté pour être remplacé par des bancs, où chacun pouvait prendre place pendant son allocution. Quand il fut sûr que tout le monde était bien rentré il quitta l’embrasure de la porte pour se placer calmement devant sa petite foule, les mains dans le dos, cordial mais solennel. Il s’éclaircit légèrement la gorge pour réclamer leur attention puis débuta dans le vif du sujet :

« La procédure voudrait que je vous fasse un passage en revue complet des règles de bord et le plan détaillé de chaque section de la nef. Je vous l’épargne, mais je vous conseille de parcourir le dossier sur le sujet sur votre espace personnel. Quand vous aurez le temps. (Et la tête à ça.) En attendant si vous avez besoin de quoi que ce soit présentez le bracelet à votre bras à n’importe lequel de ces terminaux qui trainent un peu partout sur le vaisseau. (Il joignit le geste à la parole et un hologramme interrogateur apparut à ses côtés, en attente d’instruction, pour finalement disparaître quand il retira son bras.) C’est aussi comme ça que vous trouverez votre cabine personnelle. (Il marqua une pause, parcourant une dernière fois du regard la foule devant lui. Après une grande inspiration il reprit,) Je vois que certains n’ont pas très envie de s’asseoir. Après un temps de sommeil aussi long je ne peux pas vous en vouloir, mais je vous demanderais de faire cet effort pour une petite minute au moins. (Plusieurs prirent un air surpris, mais alors qu’il les fixait un à un ils finirent par céder à son air grave. Quand il ne resta plus personne à braver son instruction il hocha la tête, reconnaissant, et poursuivit,) Merci. Je dois encore vous parler d’une dernière chose avant de vous libérer. Nous avons eu des nouvelles de la Terre. Je ne vous cacherai pas qu’elles sont extrêmement mauvaises. Ce que nous craignions tous sans vraiment y croire est arrivé. Ils ont lancé la guerre nucléaire. Il n’y a probablement plus de vie à la surface de la Terre. L’Excalibur… l’Excalibur n’a pas pu s’en sortir. Ils ont tout fait pour décoller, mais tout n’était pas suffisant. Ils sont tous morts. Je suis désolé. »

Malgré lui il sentit un sanglot poindre sur ses derniers mots, au moment même où la foule sortait de sa léthargie pour faire entendre ses premières protestations. Il aurait pu encore parler des hommages et de la cellule psychologique qu’ils avaient décidé de mettre en place, mais il sentait qu’il n’aurait pu l’attention de tout le monde avant un moment. Il le dirait bien sûr, plus d’une fois à plus d’une personne différente, au gré des salves d’interrogation qui déferleraient, il croyait s’être blindé à ça mais le vocaliser continuait à lui crever le cœur. Du regard il chercha encore rapidement Norah, avant que le piège se referme sur lui. Il espérait qu’elle suivrait son conseil et allait juste rapidement rejoindre sa chambre. Il ne servait à rien qu’elle assiste à ça.

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Mar 2 Jan 2018 - 22:39
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Daniel vint vers elle pour lui prendre les mains dans les siennes.  Le discours qu’il lui fit la git hausser un sourcil, il avait l’air si grave et quelque par tourmenté, cela la troubla. Elle se demanda ce qui le mettait dans cet état-là. Norah fixait son visage comme pour essayer de le décoder. Elle promit ce qu’il lui demandait et elle le laissa repartir à regret. Elle sentait que quelque chose n’allait pas bien, mais il travaillait et elle n’avait pas le droit de l’embêter. Elle se trouva égoïste. Daniel appela la foule pour entrer dans une nouvelle salle, elle suivit le mouvement. Il expliqua comment trouver les chambres, il lui avait demandé de s’y rendre. Il demanda à tout le monde de s’asseoir, elle l’était déjà. La suite fut plus terrible que tous ce qu’elle avait pu imaginer. Elle avait envie de se lever et de le serrer dans ses bras, mais cela n’était pas possible. Il la fixa et croisa son regard probablement tourmentée, elle n’avait qu’une envie c’était de l’aider, sauf qu’elle ne voyait pas comment. Alors malgré que tous ses voyants lui disaient de rester, elle fit l’inverse en obéissant à son époux. Elle se leva, sortit de la salle et chercha un terminal, elle présenta son bracelet et demanda ou se trouvait sa chambre. La tête pleine de sentiment perturbant elle s’avança jusqu’à sa cabine.

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Mer 3 Jan 2018 - 14:29
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Daniel sentit un mélange de soulagement et de culpabilité en voyant Norah tourner talons. Elle aussi devait être bouleversée, il ne lui restait peut-être plus que son oncle sur Terre mais il savait à quel point elle l’aimait… sans oublier le morbide rappel qu’elle aurait dû être dans l’Excalibur. Qu’elle aurait dû mourir, comme les autres. Qu’elle n’y avait échappé que par chance, parce qu’une autre inquiétude les avait poussés à défier les règles… mais elle était là. Elle était un défi au destin. Il ne savait pas encore comment elle allait le prendre (ni même si elle y pensait), mais il se doutait qu’elle aurait besoin de tout son soutien pour surmonter cette nouvelle épreuve.

Eux aussi avaient besoin de lui. Eux aussi réclamaient son attention, et l’exprimaient dans une centaine d’émotions successives. Il ne pouvait s’occuper correctement à la fois d’eux et d’elle, alors il avait choisi de s’occuper des deux – successivement. Il ferma une seconde les yeux, pour chasser dans un coin de son esprit l’image de son regard hésitant, inquiet, et à partir du moment où il les rouvrit il n’y en eut plus que pour les passagers dont le nom commençait par T. Sans Tran Thi Ahn.

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Sam 6 Jan 2018 - 20:08
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